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Se noyer dans un bleu Klein

Par Le Grand Chef , le dimanche 29 octobre 2006.

Le Grand Chef est classique comme Louis XIV, donc il aime le bleu Klein, donc il va à Beaubourg voir l’expo Klein.

Il n’est pas déçu le Grand Chef car dès la deuxième salle, il a droit à ça :

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L’immatériel, l’air, la mer, tout ça. Il veut s’y frotter le Grand Chef, alors il fait descendre la toile du mur et la fait décrocher de son cadre. Il s’allonge dessus, la matière glisse dans sa peau, intériorise ses pores, toque à ses lèvres et ferme ses yeux. Lentement il se noie.

Il fait une hémorragie cérébrale de plénitude.

Comme il est de notoriété publique, le Grand Chef n’a pas fait que des choses bonnes dans sa vie, même si c’était pour le bien de son peuple, et de la Luciocratie, et patati et patata, donc le Grand Chef est rapidement propulsé dans une autre toile, une toile brûlée comme les enfers. Il s’en fout le Grand Chef, il aime aussi les toiles brûlées de Klein.

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Elles ont quelque chose des toiles à la feuille d’or, mais le cheap du carton, en en garantissant la mort certaine sous quelques décennies, en fait des oeuvres à la gloire éphémère, tandis que l’or fait éternité de la vanité.

Tandis qu’il se livre à ces réflexions dans la salle des toiles brûlées, le Grand Chef s’aperçoit qu’il n’est pas seul !

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Joie ! des libertins ! ils se roulent dans la peinture puis s’élancent sur de grandes feuilles blanches, avec Klein pour chef d’orchestre. Les pinceaux vivants s’en donnent à coeur joie devant leur public ravagé par la concupiscence et le sentiment de l’art.

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Le Grand Chef s’aperçoit alors qu’il toussote un tourbillon de bleu Klein qui le ramène à la surface et le transporte à nouveau dans l’exposition.

Juste le temps d’entendre Klein défendre l’architecture aérienne, avant d’être à nouveau emporté par une vague azur.

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