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Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés

Par Le Grand Chef , le mardi 14 février 2006.

Une délégation de Luciocrates, dont le Grand Chef votre serviteur, s’est rendue au MK2 (alors que l’une des membres de la délégation a une carte, tenez-vous bien, UGC !) après des journées de travail difficiles (sauf pour le 1/3 peuple, c’est connu, ces petites bêtes là vivent dans l’insouciance) et peut-être moins pourtant que celles à venir...

Car c’est bien de travail dont parle ce film au titre qui fait peur. Plus exactement des maux au travail, avec les patients et les soignants face à face, dans un dialogue simple et dur à entendre.

Les patients souffrent, c’est pour ça qu’il sont là, certains ne peuvent plus retourner au travail. On n’est pas chez le psy, ça pourrait, sauf que là, les médecins cherchent des solutions pratiques en plus : comment ne pas remettre les pieds sur les lieux de l’angoisse.

C’est efficace, et au bout de quelques cas, on assiste à une réunion des soignants qui discutent éthique, limites de leur travail, et surtout, désorganisation croissante de la société qui crée ces confins de la dépression. Et c’est l’organisation de ces soignants, qui ouvre et clôt le documentaire qui permet leur travail.

Quand l’une suggère que le gouvernement calcule "les précaires, les chômeurs, et les malades du travail" un gouffre s’ouvre.

L’avantage, c’est que les entretiens, traités on ne peut plus sobrement (joie ! pas de voix off !), apportent tous leur pierre à l’édifice : déconsidération du travail, violence verbale, absence d’entraide, solitude, impuissance, contamination de la vie privée et ressenti corporel. Vous ne regarderez plus vos collègues comme avant.

Ce qui est sûr c’est que ce constat documentaire donne une grosse envie de retraite bouddhiste.

Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés, documentaire de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Broudil, 1h20 (pas looooooooong).

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