Dans la même rubrique
- Rubber, un film de Quentin Dupieux
- Sunshine Barry and the disco worms (2008) : Un film de Thomas Borch Nielsen
- Julie & Julia : une nouvelle race de fiction conservatrice
- Les noces rebelles, un film de Sam Mendes
- Un conte de Noël
- Hancock, un film de Peter Berg
- Speed Racer
- Extension de la luciocratie
etc.

Autres piges de
Benjamin S., Jeuniste du prix et de la mornographie

- Palais Royal
- Un site bien Luciocrate
- 5 chansons pour 2005
- MI : III
- Sufjan Stevens : Illinoise
- The XX et autres disques
- Le dahlia noir
- 5 Films pour 2003
etc.


O
ù kon est ?
> Rubrix > Ciné Cinéma

naissance des pieuvres

Par Benjamin S., Jeuniste du prix et de la mornographie , le mercredi 22 août 2007.

Un film de Céline Sciamma, avec des actrices qu’on connaît pas mais peut-être un jour seront-elles connues.

Et si cette année était celle du cinéma français ? Ou peut-être est-ce simplement moi qui retourne au cinéma en voir, et alors il faudrait explorer ce que j’ai raté ? Je ne sais pas, je ne sais pas, et je reste planté là. En tout cas, après Steak et surtout les chansons d’amour, mais aussi Persepolis ou et toi t’es sur qui ?, on a vu des bons trucs en France.

Mais venons-en à nos pieuvres. Rappelons rapidement l’histoire : amitié entre fille, naissance de l’amour, adolescence, première expérience sexuelle, et natation synchronisée.

L’histoire en elle-même n’est ni très originale ni très importante. C’est le traitement qui compte.

1 - C’est un film qui a de la gueule. Contrairement à beaucoup de films français qui privilégient la qualité du dialogue sur l’image, Sciamma pense en termes de cinéma, de plans. Plans séquences extrêmement travaillés, plans fixes impressionants, gestion avisée des couleurs. C’est beau.

2 - C’est un film avec une bonne musique : Paraone au son, c’est à dire un des instrumentalistes de TTC, mais dans un registre très différent : quelque part entre la bande-son de Virgin Suicides et un disque de Boards of Canada (avec moult synthé analogique) voire de M83. C’est classe.

3 - Le film est brut de brut, et en même temps très beau. Filmé à l’économie (de dialogue, de situation), tout y est important. La tension se crée progressivement pour arriver à un climax énorme. C’est bien foutu.

4 - C’est ni Sofia Coppola, même si on y pense,à cause des actrices notamment (une fille qui ressemble à un mélange de Sofia et de Charlotte Gainsbourg et l’autre qui ressemble de loin à Scarlett Johanson) et puis non : pas la même façon de filmer, pas le même spleen, ni et toi t’es sur qui ? avec ses ados qui jactaient tout le temps, même si au fond c’est la même chose : ce désir de laisser derrière soi l’adolescence et la première fois, le plus vite possible.

Je ne vais pas m’apesantir, mais voilà en bref ce que j’en pense : malgré une fin à la con (syndrôme français, décidément), naissance des pieuvres est un très très bon et très très beau film sur le désir en général et sur l’adolescence en particulier.

A voir.

Pour y voir plus clair : la bande annonce : http://vids.myspace.com/index.cfm ?fuseaction=vids.showvids&friendID=149113650

Répondre à cet article


Ciné Cinéma