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Paradise now

Par Le Grand Chef , le mercredi 14 septembre 2005.

Certains mènent de grandes oeuvres pour de grandes causes, on peut pas toujours en dire autant en Luciocratie, on est d’autant plus content d’assister à cette affaire de kamikazes...

Donc deux garçons fort sympathiques qui fument un narguilé le soir sur la colline naplouséenne se retrouvent à devoir aller faire exploser un bus israélien de l’autre côté de la frontière (ah ! la frontière ! toujours un grand moment ! je propose qu’un réalisateur fasse un film sur la frontière un jour).

(JPEG) Sauf que, car il y a un sauf que, sont moitié amoureux, pas tout à fait fanatisés, mais quand ils se retournent, ils voient pas trop où ils iraient s’ils n’allaient pas au paradis alors ils marchent et là... je vous raconte pas parce que je suis drôlement sympa.

Pour parler franchement, disons-le tout net, ça vaut deux fois plus son pesant de cacahuètes que broken flowers qui mobilise toute votre attention.

D’abord parce que les acteurs, dont l’admirable môman que nous avons déjà vu dans la fiancée syrienne sont pas mal du tout au sens propre et figuré.

Ensuite parce que c’est bien rythmé, bien cadré, pas pesant tout ça, du bon cinéma et que l’image n’est pas dégueulasse comme dans un film traditionnel de Bangladeshi.

Enfin parce que dans une affaire aussi complexe on échappe aux clichés, aux raccourcis et au mélodrame (mon voisin, qui a un tempérament ultra-sensible, n’a pas pleuré, c’est un signe). Voire presque on mettrait le doigt sur un film qui arrive à faire une histoire qu’on peut comprendre alors que le fond politique est un vaste bazar et à nous faire comprendre en même temps que justement on est pas sorti de l’auberge.

Et puis parce que le générique de fin est grande merveille du cinéma, rien que pour ça faut y aller. Il n’y a guère que Dogville qui ait fait aussi bien dans ma petite mémoire.

Cékoi alors ?

Paradise now, film français, néerlandais, allemand et palestinien de Hany Abu-Assad avec Lubna Azabal, Hiam Abbass, Kais Nashef, Ali Suliman, Amer Hlehel, Ashraf Barhom, Mohammad Bustami.

1h27, cé pas long

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